En 2022, la Fédération française de tir à l’arc a recruté Oh Seon-tek, un entraîneur sud-coréen réputé pour sa méthode ayant mené la Corée du Sud à la domination mondiale. Son arrivée a marqué un changement radical dans l’approche technique et mentale des archers français.

L’expertise coréenne et son héritage historique
Le tir à l’arc en Corée du Sud remonte à des siècles, avec un développement moderne dans les années 1970, soutenu par des initiatives gouvernementales et des sponsors privés comme Hyundai. Cette tradition et cette infrastructure solides ont façonné une excellence qui s’exporte aujourd’hui à travers le monde.
Amélie Cordeau, Caroline Lopez, Lisa Barbelin, Baptiste Addis, Thomas Chirault et Jean-Charles Valladont (de gauche à droite) à l’Insep le 2 juillet. (D. Derajinski/Icon sport)
La révolution technique et mentale
Oh Seon-tek a introduit une approche différente basée sur la fluidité plutôt que sur la force brute, visant à minimiser les erreurs sous stress. Ce changement a demandé aux archers français une adaptation profonde de leur technique et de leur mentalité, mais les résultats commencent à se faire sentir.
De l’appréhension à l’évolution : le chemin vers la compréhension
Initialement sceptiques, les archers français ont progressivement intégré la philosophie de Monsieur Oh, axée sur la précision et la constance. Cette transition a été marquée par des succès récents, tels qu’un doublé en or aux championnats d’Europe par équipes et une place en finale de la Coupe du monde.
Les défis à venir : mental et compétition
Malgré les progrès, Oh Seon-tek reconnaît que la France reste en retrait par rapport à la technique coréenne pure. Cependant, il souligne l’importance du mental lors des compétitions olympiques, où la concentration et la régularité seront déterminantes.
Préparation et ambition pour Paris 2024
La Fédération française de tir à l’arc se prépare intensément avec des répétitions sous conditions réelles pour familiariser les archers avec l’environnement olympique. L’objectif ultime est de récolter l’or olympique et de marquer une nouvelle page dans l’histoire du tir à l’arc français, sous l’influence précieuse de l’expertise coréenne.